MOLEX : de quoi être choqué de l’autosatisfaction de Monsieur Estrosi
Martin Malvy | 16 septembre 2009J’ai été stupéfait et choqué d’entendre ce matin M. Estrosi faire de l’autosatisfaction sur les ondes des radios après le pis-aller que les salariés ont été contraints d’accepter hier.
Quand plus de 260 salariés se retrouvent au chômage, on serait en droit d’attendre autre chose du Gouvernement que des déclarations se félicitant, à l’unisson de la direction de Molex, d’un prétendu « dénouement positif ». Par respect pour les salariés, j’appelle le ministre de l’Industrie à revenir à un peu plus de décence.
Je suis d’autant plus surpris que la tonalité des entretiens que j’ai eu hier soir à Paris avec le ministre – en présence des autres élus locaux invités – était très différente. Nous avons dit à M. Estrosi, qui a d’ailleurs convenu que la solution trouvée, faute de mieux, est très loin de ce que nous attendions d’un véritable projet porté par l’un ou l’autre des groupes automobiles ou par leurs filiales. Le ministre est bien placé pour savoir que de nombreuses entreprises de ce secteur sont aujourd’hui en difficulté, y compris dans la région. Le projet porté par le fonds HIG est des plus fragiles. HIG ne prend aucun risque. Ce n’est pas son métier. Comme ailleurs, il cherchera à se dégager au plus vite. Pour le transformer en projet industriel, il faudrait que la puissance publique pèse très fortement auprès des entreprises donneuses d’ordre du secteur automobile. C’est ce que nous vérifierons déjà à la prochaine rencontre que nous avons obtenue de M. Estrosi, en sa présence et celle des représentants des deux grands constructeurs.
Il reste beaucoup à faire. S’agissant d’un fonds d’investissement, il n’est pas question – les collectivités locales n’en ont d’ailleurs pas le droit – d’apporter un quelconque soutien financier, ce qui aurait pu être le cas avec un repreneur classique. Par contre, nos deux agences régionales, Midi-Pyrénées Expansion et Midi-Pyrénées Innovation, seront ouvertes aux responsables de cette nouvelle unité s’ils le désirent








