la Région a débloqué le dossier de la RN 88
Martin Malvy | 22 janvier 2010Après la signature du programme de travaux routiers entre l’Etat, la Région et les collectivités locales concernées, la réalisation de la voie rapide Toulouse-Rodez est désormais en bonne voie.
Nous revenons de loin. Je rappelle qu’après les gels de crédits des Gouvernements de droite successifs et la fausse piste du fameux partenariat public-privé, le dossier était totalement au point mort. Il a fallu que je propose à l’Etat que la Région mette 200 millions sur la table pour finir la modernisation de nos routes à la condition que le Gouvernement accepte de nous soulager de 100 millions sur le Plan rail – qui devrait être assumé à 100 % par l’Etat ! – pour qu’une perspective s’ouvre enfin. Elle a débouché en ce début janvier sur cette signature, dont je me réjouis.
Notre effort sur la RN 88 est considérable. Entre la convention que nous signons aujourd’hui et celle que nous avons signé pour le Tarn, la Région engage une enveloppe de 70 M€ pour cette route, sur l’ensemble de l’itinéraire.
Et je rappelle que cet engagement de la Région sur la RN 88 s’inscrit dans la poursuite de ce que nous avions déjà décidé au titre du précédent Contrat de Plan avec notamment Albi-Marssac, le doublement de la rocade d’Albi, la déviation de Carmaux, la première tranche de Rodez-Baraqueville, et la déviation de Recoules.
C’est un effort sans précédent qui va se poursuivre avec Tanus croix de mille, Saint-Jean Lamothe et le contournement de Baraqueville, au total 150 millions pour la Région. D’autres chantiers seront nécessaires dans une troisième et dernière étape avec la rocade de Rodez et Rodez-Séverac.
L’effort que nous faisons sur les routes s’ajoute à notre politique en matière de rail. Les axes ferroviaires sur le quart Nord-Est de Midi-Pyrénées sont cadencés depuis 2006. Avec le Plan rail, nous avons rénové la ligne Tessonnières-Rodez et nous allons procéder au doublement des voies entre Toulouse et Saint Sulpice. Les trains dont nous avons déjà augmenté le nombre pourront être ainsi plus nombreux et plus rapides à horizon de 2 ou 3 ans. Sur ces chantiers, la Région compensera par le biais de son fonds carbone – et au prorata de sa participation – les rejets liés aux travaux.








