Transports : Face aux retraits du gouvernement, l’engagement de la Région
Martin Malvy | 11 février 2010Le transport ferroviaire illustre parfaitement le niveau d’abandon du service public par le gouvernement et au contraire l’implication de la Région pour maintenir, améliorer la qualité de ce service.
La Région, aux côtés des usagers et des élus locaux mène le combat contre ce retrait de l’Etat. Ce fut le cas à Gourdon et Souillac au nord du Lot : il a fallu plus de deux ans pour obtenir, après d’incessantes interventions le rétablissement de 10 arrêts sur les 15 supprimés par la SNCF sur la Grande ligne Paris Toulouse. La Région n’a cessé d’appuyer ceux qui ont lutté pour maintenir ce service.
Les exemples sont nombreux. Rappelons-nous de Paris/Carmaux. La SNCF voulait supprimer cette ligne au prétexte que les arrêts desservis étaient peu fréquentés. Là encore, où est passée la notion de service public ? Et là encore, c’est l’engagement des usagers, des élus locaux et de la Région qui a permis le maintien de cette ligne.
Que serait le TER aujourd’hui s’il n’avait pas été confié à la Région ? Nous avons créé 1474 arrêts quotidiens supplémentaires depuis 1998, 256 nouvelles dessertes.
Que dire encore de l’état de vétusté du réseau ? Réseau Ferré de France n’entretenait pas les voies, à tel point que si la Région n’avait pas réagi, les deux tiers du réseau auraient disparu d’ici 10 à 20 ans. La Région a initié le Plan Rail Midi-Pyrénées, un chantier de 820 M€ – du jamais vu ! – pour sauver un réseau en grand danger.
Sur un dossier essentiel pour l’avenir de la Région comme le TGV, l’Etat, qui comme chez nos voisins espagnols, finançait l’intégralité des lignes à grande Vitesse comme celle de Paris / Marseille, demande aujourd’hui sur Paris / Bordeaux / Toulouse, un financement de 50 % aux collectivités territoriales ?
Malgré les incertitudes budgétaires liées à la réforme des collectivités, la Région engage 423 millions d’euros. Ce sera lourd. Mais la Région s’engage parce que la LGV est une nécessité absolue pour Toulouse, 4ème ville de France et pour la Région Midi-Pyrénées.
L’exemple des routes nationales est encore plus caricatural. En France, la voirie communale relève des communes, les départementales des départements et les nationales de l’Etat !Et pourtant, la Région Midi-Pyrénées est contrainte d’intervenir sur un domaine hors de ses compétences pour rattraper les retards pris par l’Etat sur les routes nationales. En contrepartie d’une prise en charge par le Gouvernement de 100 M€ supplémentaires sur le Plan rail (qui normalement devrait relever à 100% de l’Etat), le Conseil régional Midi-Pyrénées est intervenu à hauteur de 200 M€ sur le réseau routier national. Sans des Régions fortes, l’UMP achèvera le démantèlement du service public.








