En Aveyron pour parler agriculture
Martin Malvy | 24 février 2010En Aveyron hier, Martin Malvy, a évoqué plusieurs mesures nouvelles qu’il entend mettre en œuvre dans le courant de l’année en concertation avec la profession agricole et l’industrie agroalimentaire.
Après avoir visité a visité a coopérative Jeune Montagne à Laguiole et rencontré les responsables de la coopérative de Therondels, deux structures qui ont pour la troisième fois bénéficié des aides de la région en 2009, le Président du conseil régional a particulièrement insisté sur sept mesures nouvelles :
- La création d’un fonds de solidarité actif pour des interventions rapides en cas de coup dur
- Une aide aux acquisitions foncières pour les jeunes
- Une aide à la diversification,
- Le renforcement du plan bio,
- Le développement des énergies renouvelables dans l’agriculture (méthanisation, solaire…),
- La création de plans producteurs-produits,
- Un plan protéine pour l’alimentation du bétail,
- Un plan agroalimentaire-recherche dans le cadre d’alimentation santé…
Martin Malvy a par ailleurs rappelé le soutien de la Région à l’agriculture, à l’agroalimentaire et à la ruralité pour le mandat qui s’achève : 207 millions d’euros d’actions directes, 157 millions pour l’enseignement agricole, 19 millions pour la petite hydraulique, la création de réserves pour 20 millions de m3 et les économies d’eau, 9 millions pour la recherche, 152 millions en direction des aménagements ruraux dans le cadre des pays et des parcs régionaux.
Martin Malvy a par ailleurs rappelé la solidarité dont a toujours fait preuve la Région que ce soit à l’occasion de la sécheresse de 2003 (23 millions soit davantage que l’Etat !), de la tempête Klaus, de la fièvre catarrhale ou plus récemment en ramenant au taux zéro les prêts de trésorerie aux secteurs les plus touchés par la crise.
Le Président du conseil régional a par ailleurs dénoncé la politique du gouvernement et de l’UMP qui ont peu à peu supprimé les aides à la modernisation des bâtiments d’élevage et aux petits investissements auxquels la Région a consacré plus de 40 millions, la suppression des aides nationales aux CUMA (Coopératives d’utilisation du matériel agricole) auxquelles la Région a apporté 14 millions d’aides aux investissements.
De la même manière, le gouvernement a dénoncé la suppression des aides nationales à la modernisation des entreprises agroalimentaires depuis 2007 que la Région a soutenues à hauteur de 21 millions d’euros ou encore pour le bio que le gouvernement a refusé d’inscrire dans le contrat de projet Etat-Région et auquel la Région a apporté plus de 6 millions d’euros (3,5 millions pour l’accélération du plan bio sur les années 2008-2009).
Martin Malvy a vivement reproché au gouvernement et à l’UMP d’avoir laissé se développer une crise de l’agriculture qui, dans certains secteurs, risque non seulement de rencontrer de graves difficultés à se redresser mais encore de voir disparaître de nombreux d’exploitations.
Un appui renforcé à l’emploi, à la recherche et à l’enseignement supérieur pour Tarbes
Martin Malvy | 23 février 2010Deuxième ville universitaire de Midi-Pyrénées avec 5000 étudiants, deuxième pôle de recherche après Toulouse, Tarbes contribue à l’équilibre régional. Or cet équilibre est aujourd’hui menacé par une politique nationale qui affaiblit les villes moyennes et les zones rurales en démantelant le service public, en retirant des moyens aux collectivités locales, en recentralisant les lieux de décision. Le Grand Tarbes bénéficie du soutien de la Région et il sera renforcé » a annoncé hier Martin Malvy lors d’une visite à l’Ecole nationale d’Ingénieurs de Tarbes. A l’ENIT, la Région a participé aux investissements dans le cadre des programmes de recherche Pearl 1 et Pearl 2 et à l’ouverture de nouvelles formations dans le domaine de l’innovation en espaces industriels.
Sans l’engagement de la Région, l’UFR de Staps n’aurait pas pu s’équiper correctement. L’IUT a bénéficié d’un demi-million d’euros. La Région participe aux travaux de réhabilitation ou d’aménagement des unités de Paul Sabatier et dans l’extension du pôle universitaire sur le site de Bastillac. Elle a soutenu le Centre de Ressources des Langues, les équipements sportifs interuniversitaires, la maison de la vie étudiante.
Cet appui se traduit aussi en faveur des entreprises et de la formation. La Région continuera d’accompagner les entreprises industrielles ou artisanales et les industries agroalimentaires : 34 entreprises du Grand Tarbes ont bénéficié de plus de 11 millions d’euros. Elle apportera son aide au projet de démantèlement des avions TARMAC à Ossun et installera le téléport sur la Zone de Pyrène Aéropole. Dans le projet du candidat figure l’ouverture d’une Maison Commune Emploi formation en 2011.
Transports : Face aux retraits du gouvernement, l’engagement de la Région
Martin Malvy | 11 février 2010Le transport ferroviaire illustre parfaitement le niveau d’abandon du service public par le gouvernement et au contraire l’implication de la Région pour maintenir, améliorer la qualité de ce service.
La Région, aux côtés des usagers et des élus locaux mène le combat contre ce retrait de l’Etat. Ce fut le cas à Gourdon et Souillac au nord du Lot : il a fallu plus de deux ans pour obtenir, après d’incessantes interventions le rétablissement de 10 arrêts sur les 15 supprimés par la SNCF sur la Grande ligne Paris Toulouse. La Région n’a cessé d’appuyer ceux qui ont lutté pour maintenir ce service.
Les exemples sont nombreux. Rappelons-nous de Paris/Carmaux. La SNCF voulait supprimer cette ligne au prétexte que les arrêts desservis étaient peu fréquentés. Là encore, où est passée la notion de service public ? Et là encore, c’est l’engagement des usagers, des élus locaux et de la Région qui a permis le maintien de cette ligne.
Que serait le TER aujourd’hui s’il n’avait pas été confié à la Région ? Nous avons créé 1474 arrêts quotidiens supplémentaires depuis 1998, 256 nouvelles dessertes.
Que dire encore de l’état de vétusté du réseau ? Réseau Ferré de France n’entretenait pas les voies, à tel point que si la Région n’avait pas réagi, les deux tiers du réseau auraient disparu d’ici 10 à 20 ans. La Région a initié le Plan Rail Midi-Pyrénées, un chantier de 820 M€ – du jamais vu ! – pour sauver un réseau en grand danger.
UMP : l’arroseur arrosé
Martin Malvy | 8 février 2010Parce qu’elle n’a d’autre critique qui tienne la route à formuler contre l’exécutif sortant, la représentante de l’UMP brandit les dépenses de communication en manipulant les chiffres. La réalité, c’est que cette ligne budgétaire a été divisée par deux par rapport à 1998 quand la droite était aux affaires : elle représente en 2010 0,43% d’un budget soumis à de nouvelles compétences contre 0,93% en 1998. La maire de Montauban sait de quoi elle parle sur ce sujet puisqu’elle a inscrit au budget 2010 de la Ville une hausse à deux chiffres de 21% des dépenses de publicité et de 13% des dépenses de relations publiques.
Décidément fâchée avec les chiffres et avec le passé, la candidate du gouvernement croit effrayer le contribuable en présentant comme une catastrophe la hausse de 3% par an de l’impôt régional depuis 1998. Dans la période précédente, quand la droite gérait la Région, cette hausse annuelle était en moyenne de 8,5%. Quant aux Montalbanais, ils ont subi une hausse de 35,8% de la taxe d’habitation et de 33,3% de la taxe foncière de 2002 à 2008 soit 33 euros et 69 euros par habitant en moyenne alors que la Région prélève moins de 8 euros. En 2008, la taxe d’habitation dans la communauté d’agglomération de Montauban a quant à elle progressé de 650% ! Rassurons tout de suite l’UMP : avec la réforme territoriale, l’impôt régional sur les ménages disparaît. Tous les candidats sont donc en mesure de proposer 0% d’augmentation !
