une évolution du chômage préoccupante
Martin Malvy | 27 novembre 2009L’évolution du chômage est extrêmement préoccupante et ce d’autant plus que de nombreuses entreprises ont des plans de charges qui ne se redressent pas.
L’évolution du chômage est extrêmement préoccupante et ce d’autant plus que de nombreuses entreprises ont des plans de charges qui ne se redressent pas.
Au cours d’une conférence de presse, le Préfet de Région vient de chiffrer à 600 millions d’euros le montant du Plan de relance en Midi-Pyrénées. Ce montant, s’il était exact serait à l’évidence modeste et insuffisant. Hélas je le pense manifestement surestimé sauf à considérer que, sans la crise, le Gouvernement se serait retiré d’actions qu’il conduit depuis des années et qui sont de sa compétence.
Que l’Etat accélère le versement du RSA, dispositif voté depuis plusieurs mois, ce n’est que justice sociale.
Mais, pour ce qui est du soutien à l’économie – je l’avais dit dès février dernier – les mesures annoncées ne sont que le « recyclage » d’engagements déjà pris par l’Etat dans le contrat de Projets 2007-2013 et pour certains dans le contrat de Plan Etat-Région 2000-2006. Je ne prendrai que l’exemple des 6,3 millions annoncés pour la modernisation du réseau ferroviaire entre Castres et Mazamet. Ils correspondent à un des chantiers du Plan rail que nous avons lancé, chantier qui aurait été bloqué l’an dernier si le Conseil régional n’avait pas fait l’avance à l’Etat de la part qui lui revenait. En réalité, l’Etat nous rembourse. Tant mieux, mais cela ne crée aucune activité nouvelle ! Les travaux routiers annoncés sont de la même eau : la RN124, la déviation d’Ax, sont des chantiers lancés depuis des années et ralentis par les gels de crédit du Gouvernement. Ces crédits font partie d’un contrat signé en 2000 … On pourrait dire encore beaucoup sur les annonces faites en matière de soutien aux entreprises qui concerne des dossiers classiques que la Région gère par dizaine chaque année. On assiste par contre au retrait de l’Etat dans bien des projets. A titre d’exemple aussi : il n’est plus dans l’agroalimentaire.
Le Plan dit de relance n’est autre chose que le déblocage de crédits que le gouvernement avait gelé en 2007 et 2008 ou le rattrapage et la compensation de certaines restrictions qu’il a lui-même opéré sur le budget 2009.