Le TGV, une priorité
Martin Malvy | 9 mars 2010L’ouverture du chantier de la LGV entre Toulouse-Bordeaux est prévue fin 2012 au plus tard début 2013. Ce calendrier doit être respecté. C’est celui sur lequel s’est engagé Réseau ferré de France depuis maintenant plusieurs mois. C’est à cette échéance que nous travaillons depuis qu’il y a 10 ans, nous avons obtenu au titre du contrat de plan Etat-Région le lancement de la procédure. Il faut reconnaître qu’au préalable, le sujet n’avait été que très peu évoqué. En tout cas, il n’avait fait l’objet d’aucun engagement. Quelques mois plus tard, le maire de Toulouse , alors Philippe Douste-Blazy, évoquait encore l’hypothèse d’un tracé par Limoges abandonné depuis une quinzaine d’années pour des raisons de coût à travers le massif central et d’insuffisance de populations établies. Nous sommes donc maintenant dans le calendrier inhérent à toute réalisation de ce type. Il a partout fallu en France comme à l’étranger une quinzaine d’années 15 ans pour en arriver à l’ouverture des chantiers. Par contre, vous me permettrez de regretter une nouvelle fois que le gouvernement mette à ce point à contribution les collectivités locales en leur demandant de débourser plus de 3 milliards d’euros.
Transports : Face aux retraits du gouvernement, l’engagement de la Région
Martin Malvy | 11 février 2010Le transport ferroviaire illustre parfaitement le niveau d’abandon du service public par le gouvernement et au contraire l’implication de la Région pour maintenir, améliorer la qualité de ce service.
La Région, aux côtés des usagers et des élus locaux mène le combat contre ce retrait de l’Etat. Ce fut le cas à Gourdon et Souillac au nord du Lot : il a fallu plus de deux ans pour obtenir, après d’incessantes interventions le rétablissement de 10 arrêts sur les 15 supprimés par la SNCF sur la Grande ligne Paris Toulouse. La Région n’a cessé d’appuyer ceux qui ont lutté pour maintenir ce service.
Les exemples sont nombreux. Rappelons-nous de Paris/Carmaux. La SNCF voulait supprimer cette ligne au prétexte que les arrêts desservis étaient peu fréquentés. Là encore, où est passée la notion de service public ? Et là encore, c’est l’engagement des usagers, des élus locaux et de la Région qui a permis le maintien de cette ligne.
Que serait le TER aujourd’hui s’il n’avait pas été confié à la Région ? Nous avons créé 1474 arrêts quotidiens supplémentaires depuis 1998, 256 nouvelles dessertes.
Que dire encore de l’état de vétusté du réseau ? Réseau Ferré de France n’entretenait pas les voies, à tel point que si la Région n’avait pas réagi, les deux tiers du réseau auraient disparu d’ici 10 à 20 ans. La Région a initié le Plan Rail Midi-Pyrénées, un chantier de 820 M€ – du jamais vu ! – pour sauver un réseau en grand danger.
TGV : les incohérences du Gouvernement
Martin Malvy | 22 janvier 2010Comment le Gouvernement peut-il se gargariser des résultats de son Grenelle de l’Environnement et laisser une entreprise publique comme la SNCF annoncer la mise au garage de ses TGV ?
